Snowy poems

Je perds patience.
J’étais ému.
J’écris.

Les flocons dansent.
Le froid m’engourdit.

Des détonations résonnent.
Je ressens un étrange soulagement.

La voiture est immobile.
Les gouttes perlent sur le pare-brise.
Il y a de toutes petites gouttes
Et de plus grosses.
Mais pas de très grosse.
Celles qui voudraient grossir
Payent leur prétention
D’un pathétique écoulement.

Tout est blanc
Les flocons hystériques s’entrechoquent
Le vent les agite tel un marionnettiste

Les miens dorment

Des gouttes informes jouent avec les phares rougeoyant d’un 36 tonnes.

Je m’endors. Je rêve.

Ce serait plus courageux de ma part.
Oublier.
Oublie !
Pourquoi oublier ?
Je ne peux pas oublier.
Je ne sais pas si je veux oublier.
Et devrais-je oublier ?
Pourquoi ?
Ou plutôt me soumettre.
Accepter courageusement.
Laisser cela aux souvenirs.
Eux qui comme des vautours
Planent nonchalamment.
Je suis vaincu.

Des corneilles juchées sur un monticule de neige
coassent
Elle rient de ces humains
d’ordinaire si affairés
et là immobiles
Les flocons les craignent
virevoltent pour les éviter
laissent leur plumage immaculé
Elles aiment le silence
Car elle peuvent le déchirer
Tel un rongeur tombé sous leur bec.

La nuit est tombée.
Je ne sais rien
Je suis seul
Je suis loin
La tempête redouble
La faim me gagne
Je suis prisonnier
Les flocons me narguent
Je me vide
Je n’ai pas sommeil
Je vais devoir renoncer

Je renonce

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